Géricault le Magnifique

Juste une précision à propos de Théodore Géricault (1791 -1824); cet homme gagne à être connu, il m’épate: chaque fois que je lis un article sur lui, je trouve toujours un nouveau détail tout à son avantage!

Il est né à Rouen, dans une famille aisée; une partie de sa famille exploitait une plantation de canne à sucre à St Domingue et dut fuir la révolte ( menée par Toussaint L’ouverture) dans les Caraïbes après la Révolution.

Fasciné par les chevaux, il se fait remarquer par ses portraits de cavaliers de l’armée de Napoléon.

Des chevaux, il aime surtout peindre la beauté, la puissance et la fougue, mais aussi leur souffrance, reflet, à ses yeux, de la souffrance humaine.

Il est le peintre du “radeau de la méduse”(1819), immense tableau qui relate la tragédie du naufrage de la frégate Méduse, dont l’équipage presque au complet trouva la mort, du fait de l’incompétence de son capitaine nommé par favoritisme politique. Ce chef d’œuvre du romantisme, est une critique engagée de la monarchie et ses dysfonctionnements ( la restoration).

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Géricault est avant tout, un humaniste, un homme avec de l’empathie pour ses prochains ainsi que les animaux. Il deviendra résolument Républicain, et pour l’abolition de l’esclavage.

Apres ses peintures de chevaux, il réalisa une dizaine de portraits d’aliénés (monomanes) de l’unité de psychiatrie de l’hôpital la Salpetriere. ( dont un est exposé au musée des Beaux-arts de Lyon).

A 34 ans, il meurt très probablement affaibli par une maladie vénérienne et suite à une chute de cheval: sa brève mais intense existence influencera ses contemporains ( Eugène Delacroix par exemple); il est un artiste marquant de la peinture romantique.